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soldats italiens en France dans I° guerre mondiale

discutez des personnages, des événements glorieux et moins glorieux, de certaines pages moins connues... de l'histoire de la péninsule

Modérateurs: Fra, Thelonious, Alda

soldats italiens en France dans I° guerre mondiale

Messagepar julien » Mer Déc 27, 2006 8:45 pm

Bonsoir à tous, j'éspère que vous avez passé un bon Noël.

Le 18 novembre 2006, j'ai organisé au profit de la Société d'Histoire Moderne de Compiègne et de la Société Historique de Soissons, une sortie intitulée : "Sur les pas des soldats italiens en France lors de la première guerre mondiale."

L’animation de la journée a été assurée par moi-même, par M. Jean Vedovati, par M. Boureux par M. Hubert Heyriès, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Montpellier, grand spécialiste du sujet qui, tout au long de la journée, nous a fait bénéficier de ses vastes connaissances en matière.

Le rendez-vous matinal était fixé au cimetière de Bligny, dans la Marne. Ce cimetière militaire italien, inauguré en 1921, contient 3.440 dépouilles, dont 3.040 dans des tombes individuelles et 400 en ossuaire. Il a été construit sur les lieux même où le II° corps d’armée du général Albricci engagea en juillet 1918 d’âpres combats contre l’armée allemande qui menait sa dernière grande offensive de la « Grande Guerre. » Le cimetière dispose également d’un « parco delle rimenbranze » (parc du souvenir) unique en France qui, selon la tradition funéraire italienne, est censé assurer la transition entre le monde des morts et celui des vivants. L’après-midi a été consacré à la visite du cimetière de Soupir (Ainse), qui contient 588 dépouilles. Il est situé à proximité du Chemin des Dames, où le II° corps d'armée italien se battit en septembre 1918. Plus tard, grâce à l’amabilité de M. Boureux, nous avons pu visiter des anciennes carrières situées près du Chemin des Dames, carrières utilisées notamment pendant la première guerre mondiales par les diverses armées pour abriter leurs soldats.

La journée s’est terminée par une conférence de M. Heyriès à la Caverne du dragon : «Soldats italiens en France pendant la Grande Guerre: regards croisés .» A partir des archives relatifs à la poste militaire italienne qui surveillait les correspondances, l’historien a analysé l’état d’esprit de ces soldats transalpins.

Vous trouverez ci-dessous mon papier, dans lequel je rappelle rapidement les grandes lignes de l’histoire de l’engagement de ces 120.000 soldats italiens, travailleurs et combattants, qui traversèrent les Alpes pour venir en France contribuer à la victoire finale des alliées. Je travaille actuellement sur une étude plus approfondie sur ce même sujet. Bonne lecture.

1°) La légion garibaldienne.

Avant même l’entrée en guerre de l’Italie, à partir de décembre 1914, une unité de volontaires italiens s’était engagée dans les rangs de l’armée française : il s’agissait du 4ème Régiment de Marche du 1er Régiment de la Légion Etrangère, appelé couramment « Légion garibaldienne. » Comptant un effectif de 2.206 hommes, tous italiens en dehors d‘une poignée d’officiers français, le régiment était commandé par le lieutenant-colonel Peppino Garibaldi, neveu du « héros des deux mondes. ». Dans ses rangs, on trouvait également un certain Lazzaro Ponticelli, qui figure aujourd’hui parmi les cinq « poilus » survivants de la première guerre mondiale. Au total, en seulement trois semaines de combats, dans les Ardennes, le régiment compta 300 morts et disparus, 400 blessés et 500 malades.

La Légion garibaldienne fut retirée du front le 9 janvier et envoyée au repos. Finalement, l'importance des pertes, s'élevant à plus de la moitié de l'effectif, et surtout l'imminence de l'entrée en guerre de l'Italie, provoqua le 5 mars 1915 la dissolution de l'unité. Le 7 mars, le régiment partit pour son dépôt d'Avignon où, dans les semaines suivantes, le licenciement eut lieu. La grande majorité des légionnaires du 4ème régiment de marche rejoignit l’armée italienne, tandis que 127 s’engagèrent dans les rangs de l'armée française, le plus souvent dans d'autres unités de la Légion étrangère.

Militairement limitée, la présence en France de ces volontaires eu une grande portée symbolique, et son impact sur l'opinion publique italienne fut considérable. Parmi les victimes de ces combats acharnés, figuraient deux neveux de Garibaldi, Bruno et Costante. Leurs dépouilles furent transférées solennellement à Rome en janvier 1915 et donnèrent lieu aux premières grandes manifestations en faveur de l'entrée en guerre de l'Italie qui aboutirent, le 24 mai 1915, à l’entrée en guerre de l’Italie.

2°) Les T.A.I.F. (Troupes Auxiliaires Italiennes en France).

En 1915 et 1916, l'Italie, engagée dans de durs combats sur l'Isonzo, n'expédia pas de troupes sur le sol français. La situation changea en août 1917 : à cette époque, après les épouvantables pertes subies en 1917, la France avait été contrainte d'envoyer au front des milliers d'hommes affectés jusque là aux arrières et à la production industrielle. Confrontée à un cruel manque de main d'œuvre, elle sollicita son allié transalpin. L'Italie dépêcha donc en France entre 60.000 et 70.000 hommes qui furent chargés des travaux de logistique à proximité du front.

Le projet fut formalisé par une convention signée le 19 janvier 1918 à Rome. Il prévoyait que les T.A.I.F. seraient composées d'hommes qui, pour les deux tiers, avaient été écartés du service actif pour des raisons médicales, les autres devant être choisis parmi ceux déclarés militairement aptes mais disposant de compétences ou aptitudes particulières. Bien que désarmés, ils demeureraient soumis au statut militaire, en uniforme et commandés par des officiers italiens. La France se chargerait de compléter leur logement, entretien et solde.

Dans la pratique, les divers dépôts de troupes italiens profitèrent de cette opportunité inespérée pour se débarrasser des éléments jugés les moins fiables, non seulement du point de vue physique, mais également moral. En effet, à cette époque l'Italie, à peine sortie du désastre de Caporetto, disposait d'un nombre considérable de soldats appartenants à des unités dissoutes, désormais considérés, à tort ou à raison, comme peu fiables, et qu'il n'était guère possible ni parfois souhaitable de re-équiper et d'envoyer au front.

Par la suite, soucieuse de relever son prestige à l’étranger, l'armée italienne effectua une sélection plus sévère de ces troupes et en améliora l’encadrement. A partir de l'été 1918, compte tenu des pertes sévères subies par le II° corps d'armée italien en France, les soldats des T.A.I.F. furent également soumis à une visite médicale plus sévère et 4.000 d'entre eux, jugés aptes au service actif, furent incorporés dans les unités italiennes du II° corps d’armée.

Finalement, ces unités furent généralement à la hauteur et fournirent une contribution appréciable pour la construction de tranchées, positions d'artillerie, baraquements, routes, ponts etc.

3°) Le II° corps d’armée.

Dans la première phase de la guerre, le divers projets d'envoi de troupes italiennes sur le front français restèrent sans suites. Mais la situation changea brusquement vers la fin de 1917 : à cette époque, l'Italie avait engagé sur le Piave une bataille décisive, parvenant à arrêter sur ce fleuve les armées austro-hongroises auparavant victorieuses à Caporetto. A cette occasion, les 38 divisions italiennes avaient bénéficié du soutient de six divisions françaises et cinq britanniques. Une fois la situation rétablie, elles quitteront le front italien à l’exception de deux divisions françaises d’infanterie, la 23° et la 24°.

Comme contrepartie de l'aide apporté par les alliés dans ces moments difficiles, et en prévision de l'offensive allemande qui s'annonçait sur le front français, on commença à débattre de l'envoi de troupes italiennes en France. La décision fut annoncée au Parlement italien le 18 avril 1918, par le Président du Conseil italien, M. Orlando :

« En cet instant qui est certainement le moment culminant du conflit, ne pouvait pas manquer à côté de ses alliés, ne devait pas manquer l'Italie. L'Italie, qui pourtant rappelle d'être l'extrême aile droite de l'unique armée des peuples libres et qui de ce fait prévoit de devoir elle-même se trouver engagée dans le gigantesque duel, a senti toutefois qu'elle ne pouvait être absente en cette heure suprême de la tourmentée, glorieuse terre de France. Elle a apporté sa solidarité tangible aux Alliés. Elle y a apporté tout ce concours fervent et passionné que les circonstances pouvaient consentir […]. Les drapeaux des régiments italiens seront déployés au vent sur les champs de Picardie et de Flandre à côté des drapeaux alliés.»

C'est le II° corps d'armée italien qui fut choisit pour se rendre sur le front français. Il s'agissait d'un ensemble d’unités expérimentées, qui depuis le début de la guerre avait été de tous les combats, notamment dans la région de Gorizia. A sa tête, se trouvait le général Alberico Albricci. Selon l'organisation classique de l'armée italienne, le II° corps d'armée comprenait deux divisions d'infanterie et des troupes de corps d'armée :

-La 3° division d'infanterie était commandée par le général Pittaluga. Elle était composée des brigades Napoli (75° et 76° régiments d'infanterie) et Salerno (89° et 90° régiments d'infanterie), par le 4° régiment d'artillerie de campagne, le 60° bataillon de sapeurs et autres unités de soutien.

-La 8° Division était commandée par le général Beruto. Elle se composait des brigades Alpi (51° et 52° régiments d'infanterie) et Brescia (19° et 20° régiments d'infanterie), par le 10° régiment d'artillerie de campagne, le 25° bataillon de sapeurs et autres troupes de soutien. Il est important de noter que le haut commandement italien, conscient de l'importance des symboles, avait remplacé la brigade Udine, une des quatre qui composaient jusque-là le corps d'armée, par la brigade Alpi, commandée par le même Peppino Garibaldi qui en 1914 avait été à la tête de la Légion garibaldienne dans l'Argonne. La brigade Alpi comprenait un certain nombre de vétérans de la Légion garibaldienne de 1914 qui, une fois cette unité dissoute, s’étaient engagés à la suite de Peppino Garibaldi dans le 51° régiment d’infanterie : les survivants se retrouveront ainsi, pour la deuxième fois depuis le début des hostilités, sur le front français.

-Les troupes de corps d'armée comprenaient les arditi du 2° Reparto d'assalto, deux escadrons de cavalerie du Raggruppamento di cavalleggeri Lodi, le 9° régiment d'artillerie lourde, des troupes du génie et des divers services : télégraphistes, transports, santé, vétérinaires, poste, intendance, carabinieri etc., ainsi que diverses compagnies de mitrailleurs, à l’époque spécialité autonome de l’armée italienne. Par ailleurs, le 64° régiment de marche était également rattaché au II° corps d'armée : il comptait environ 5.000 soldats, et regroupait les éléments de renfort provenant d'Italie et des T.A.I.F.

Le total était de 51.079 hommes de troupe et 1.747 officiers, qui atteindront à effectif complet le chiffre de 60.000. Bien équipées et aguerries par plusieurs années de guerre sur le front italien où elles avaient affronté les armées austro-hongroises et allemandes, elles démontreront être à la hauteur des meilleurs unités alliées.

Entre le 18 et le 27 avril 1918, le II° corps d’armée s’embarqua sur les trains qui devaient l’emmener en France. Débarquée à Arcis-sur-Aube (Aube), la troupe fut affectée dans un premier temps aux champs d'instruction de Mailly et Arcis-sur-Aube, de façon à s'adapter aux conditions de vie et de combat particulières du front français. A partir du 13 mai, le corps d'armée se retrouva dans le secteur de l'Argonne, le même où la Légion garibaldienne s'était battue en 1914. Par la suite, le corps d’armée fut dirigé dans la Marne où, à partir du 14 juillet 1918, il fut engagé dans d’âpres combats sur le site même de l’actuel cimetière de Bligny. Par la suite, le II° corps d’armée partecipera à la dernière offensive alliée, dans le secteur du chemin des dames.
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Messagepar Soso » Mer Déc 27, 2006 9:43 pm

Merci, c'est tout simplement très intéressant, d'autant plus pour une historienne comme moi! lol
Tout cela me rappelle mon enfance lorsque j'allais visiter les cimetières, le Chemin des Dames et tout ce qui touche les Guerres Mondiales avec mes parents! Ma Grand-Mère habitait dans la Marne, et j'y étais encore au début du mois... je ne sais si j'aurais de si tôt l'occasion d'y retourner, (ma Grand-Mère étant décédée il y a peu) mais tout cela me donne envie d'aller revoir tout ça... toute cette pèriode me fascine!
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Messagepar julien » Jeu Déc 28, 2006 8:10 am

Bonjour Soso.
La Marne est une très belle région, avec ses collines tout en douceur et ses vignes à perte de vue. Le cimetière de Bligny se trouve exactement sur la ligne de front qui séparait en juillet 1918 les troupes italiennes des troupes allemandes, et pour la précision à l'endroit même où les combats ont été les plus acharnés.
A chaque fois que je m'y rends, il suffit que je me penche sur un champ labouré pour trouver en quelques minutes des éclats de bombes, des étuis de cartouches etc - aujourd'hui encore ! Le paysage n'a pas changé : il faut simplement faire un petit effort d'imagination pour se représenter les épis de blé beacoup plus hauts (à l'époque, ils faisaient dans les deux mètres).
La colline de Bligny est le point culminant de la région. La vue porte très très loin, avec une carte à la main on peut voir l'ensemble de camp de bataille de l'époque. Ce cimetière a une histoire très emblematique, que je vous raconterai peut-être un jour : pour résumer, il devait servir de symbole à l'amitiée franco-italienne, avec notamment un projet monumental très ambitieux, mais l'arrivée au pouvoir de Mussolini a tout foutu en l'air ; puis, il y a eu la II° guerre mondiale, le "coup de poignard dans le dos" etc. Conclusion, non seulement le monument n'a jamais vu le jour, mais aujourd'hui très peu de personnes savent que 120.000 italiens sont venus se battre sur le sol français pour défendre un pays ami, et que 5.000 d'entre-eux y ont laissé leur peau.
Pour la petite histoire, parmi les soldats du II° corps d'armée italien présents en France en 1918, il y avait un certain Curzio Malaparte.
Amitiées.
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Messagepar Soso » Ven Déc 29, 2006 1:46 pm

Je pense que j'ai déjà du y aller à Bligny étant plus jeune...
Ma Grand-Mère vivait dans un village qui s'appelle Crugny, et lorsqu'on s'y balade sur les collines on aperçoit encore en effet les traces des batailles: trous d'obus...
J'adore toute cette magnifique région, j'espère y retourner bientôt! Tout cela m'a donné envie d'aller revoir le Chemin des Dames, la Caverne du Dragon...
Pour finir sur une note plus légère il y a aussi le Champagne là-bas... et je parle en connaissance de cause! lol
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Messagepar aurora » Dim Jan 07, 2007 6:06 pm

ahhh maintenant je sais pourquoi a milan il y a un viale Bligny ... :sard:
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Messagepar julien » Lun Jan 08, 2007 9:17 pm

A Milan, il y a surtout un "viale Albricci". Albricci était le général qui commandait le II° corps d'armée italien qui s'est battu en 1918 en France (et a Bligny en particulier). C'était un francophone, et même un francophile, qui fut nommé en 1920 citoyen d'honneur de la ville d'Epernay : cette ville a toujours été reconnaissante vis-à-vis des soldats italiens qui, grâce à leur sacrifice, lui épargnèrent l'occupation allemande et, vraisemblablement, la destruction.
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une phot de ma famille a Bligny

Messagepar federico » Lun Oct 20, 2008 3:03 pm

bonjour à tous,

Je suis intéressé par ce poste même si le forum est datée du

Mon nom est Federico et j'écris de l'Italie.

J'ai découvert que le cimetière italien de Bligny est enterré ma famillet.

Si vous indiquez l'emplacement précis de la tombe de quelqu'un entré dans le forum que pourrait faire une photo de la tombe et de l'envoyer par e-mail?

ce sont les données de ma famille immédiate:

DEL LAMA ORESTE 52° Régiment d'infanterie LOCATION enterrement:

BOX 1 LIGNE O TOMB 2


PLAQUE DEL LAMA....


Ces données ont été prises à partir des fichiers du Consulat général d'Italie à Metz.

Désolé pour mon français, j'ai utilisé un traducteur sur Internet pour moi de mieux comprendre.

Merci beaucoup pour votre attention e compliments sur le site internet :-O


SANCIMINO FEDERICO
Dernière édition par federico le Jeu Fév 25, 2010 6:36 pm, édité 1 fois.
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Messagepar admin » Lun Oct 20, 2008 4:48 pm

Ciao Federico,

bisognerebbe chiedere a qualcuno che abita nella zona. La maggior parte dei membri del nostro forum vivono a Parigi ed è quindi un po' lontano.

Se ho capito bene vorresti che qualcuno facesse le foto delle tombe di cui dai i dati. Se qualcuno abita da quelle parti non credo che sia un problema.
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Messagepar Sam » Lun Oct 20, 2008 8:09 pm

Forse contattare direttamente il cimetière :

Angelo TERRAZZANO - Tél.: 03 26 61 81 23.
(il custode che abita nel cimetière)

oppure : Tél. 0387385898 - E-mail: affarigenerali@esteri.it
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grazie...

Messagepar federico » Lun Oct 20, 2008 9:43 pm

scrivo in italiano visto che lo capite...

grazie per le informazioni...proverò a chiamare a cimitero...

e ringrazio chiunque riuscisse a fotografare...


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Re: soldats italiens en France dans I° guerre mondiale

Messagepar Alexderome » Lun Fév 14, 2011 12:05 am

Un post que j'avais fait pour un autre forum.
Le gouvernement italien envoya en France, en réciprocité de l'envoi de divisions françaises sur le front italien, le II Corps d'Armée du général du général Alberico ALBRICCI
Image

ORGANIGRAMME
3° DI (gal PITTALUGA) - Brigade NAPOLI : 75 RI et 76 RI
-Brigade SALERNO : 89 et 90 RI
- 10 Reg. Artillerie

8° DI(gal BERUTO) -Brigade BRESCIA : 19 et 20 R I
-Brigade ALPI (garibaldiens) 51 et 52 eme R I
-4 Reg Artillerie


LES COMBATS
Arrivé en France avec 40000 hommes, le II C.A. connaitra son baptême du feu durant l'offensive de la 2eme bataille de la Marne, dans le saillant de Bligny. Devant se replier tout en combattant, elle repartira à la contre-offensive par la brigade Alpi et repoussera l'ennemi. Les pertes seront de 327 officiers et 11000 hommes. L'unité sera affectée ensuite en Argonne puis participera à la reconquête du Chemin des Dames du 15 septembre au 10 octobre 1918.
Pétain félicitera le corps d'armée pour sa vaillance au combat.
50000 soldats italiens reposent sur le sol français.

Cimetière de Bligny Image
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Re: soldats italiens en France dans I° guerre mondiale

Messagepar Alexderome » Dim Oct 02, 2011 9:57 pm

Les remerciements de Pétain au général Albricci :
"Mon Général, Au moment où vous allez retourner en Italie, je tiens à vous exprimer la satisfaction que j’ai éprouvé à avoir sous mes ordres le II C.A. Italien. Quand, en avril 1918, le II C.A. arriva en France, sa réputation de vaillance était déjà consacrée par tes noms glorieux de Plava, Monte Cucco, Vodice, Monte Santo, Bainsizza, Montello. Je savais que pouvais beaucoup demander à de pareilles troupes. Elles furent en effet de celles qui, le 15 juillet, contribuèrent à repousser les assaut furieux de l’ennemi.Elles furent ensuite appelées à reprendre les crêtes fameuses du Chemin des Dames et participèrent ardemment avec les troupes française à la poursuite qui chassa l’ennemi hors de France. Au nom de l’Armée Française je tes remercie. Je salue vos glorieux drapeaux. Je salue aussi vos héros tombés au champ d’honneur. La France honorera d’un mène culte tous ceux qui sont tombés sur son sol pour la plus noble des causes. L’Italie peut être fière du Général Albricci et des troupes qui, sous ses ordres, ont combattu victorieusement sur le sol de la France. Signé: PETAIN"
ALEX
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