Le couturier français Christian Lacroix a annoncé mardi à l'AFP, à l'issue du défilé Emilio Pucci, qu'il s'agissait de son dernier en tant que directeur artistique pour la griffe italienne, afin de pouvoir se consacrer uniquement à sa maison parisienne et à ses nombreuses activités personnelles.
"J'aurais adoré continuer à travailler pour Emilio Pucci. Cela a été une aventure fabuleuse de remettre cette maison dans son époque depuis trois ans mais avec le développement de la maison Christian Lacroix à Paris et mon travail pour le théâtre notamment, ce n'était pas sérieux de faire les choses à moitié", a-t-il expliqué.
Laudomia Pucci, petite-fille du marquis italien qui a lancé cette griffe dans les années 60, a déclaré à l'AFP que la griffe doit "pour beaucoup son succès actuel au couturier. Nous lui sommes très reconnaissants du travail accompli". Mais, allant dans le sens de Christian Lacroix, elle a précisé que la griffe "avait besoin à présent de quelqu'un qui travaille à temps plein pour la maison".
Emilio Pucci fait partie du groupe LVMH, qui avait fait appel à Lacroix pour relancer cette griffe il y a environ trois ans.
Avec ce départ, M. Lacroix rompt le dernier lien qui le liait avec le numéro un mondial du luxe après la vente en janvier dernier de sa maison de couture, créée avec l'aide de Bernard Arnault, PDG de LVMH, en 1987.
Le contrat du couturier avec Pucci devait s'arrêter normalement en juillet.
M. Lacroix a ajouté qu'il avait pris sa décision "pendant l'été". Outre son travail pour sa maison éponyme et Pucci, le couturier mène de front différentes activités allant de costumes ou de décors de théâtre et d'opéra, à la rénovation d'hôtels en passant par les nouveaux uniformes d'Air France ou la décoration de TGV et même récemment d'un cinéma multiplexe.
"Je suis ravi de partir sur cette collection que j'adore, sur la saison d'été qui correspond tellement à l'esprit Pucci", a-t-il ajouté. "Travailler pour cette maison m'a beaucoup aidé sur le plan créatif. J'ai pu aussi montrer que dans le même groupe, on pouvait faire des success story", a-t-il encore dit, allusion au conflit qui l'opposait à LVMH concernant la gestion de sa maison de couture.
Selon une source proche du couturier, la décision de Christian Lacroix répond également "à une question d'honnêteté morale" vis à vis du groupe américain qui a investi beaucoup d'argent pour le développement de la maison Lacroix.
On va dire: ce n'est qu'un au revoir... et qui ici s'habille en LACROIX ,






