J'ai fini ce bouquin et je confirme mes premières impressions. Rien de trop. Des notes très vivantes et surtout sans aucune arrogance ni théâtralisation. L'auteur confesse même à la fin son amour pour ce pays, même s'il en voit les défauts et la misère. Il souligne l'humanité des italiens dans des termes qui m'ont rappelé une remarques du philosophe allemand Karl Lowith, prisonnier des italiens pdt la 1ere guerre mondiale.
Enfin, il y est question de Benevento, la ville de ma mère, durant touchée par la guerre. Elle a souvent évoqué cette période (elle était adolescente) et les bombardements l'avaient profondément marquée. mais curieusement, elle les mettait sur le compte des Allemands alors que tout donne à penser que c'était les Américains. C'est même là que N. Lewis est témoin de la pire misère et des pires turpitudes. Le poste qu'il occupe (sorte de police militaire) le met au contact de ce qu'il y a de plus louche. Mais il observe et rapporte souvent sans jugement en essayant de comprendre.
Ce livre m'a vraiment beaucoup plu et appris. Du coup, je vais lire les autres livres de Normal Lewis. Visiblement le seul disponible en français reste Le Sicilien.







