Silvio Berlusconi se préoccupe de la santé de ses concitoyens. Après leur avoir interdit de fumer dans les lieux publics depuis le 10 janvier, le chef du gouvernement italien s'apprête à expédier une lettre aux 16 millions de familles de la Péninsule pour les mettre en garde contre l'abus de médicaments. Ce courrier, sobrement ponctué d'un "Cordialement", accompagne un opuscule de 80 pages du ministère de la santé destiné à rappeler "20 règles pour l'usage correct des médicaments". Une consommation excessive, explique le président du conseil, peut avoir des répercussions sur l'organisme humain, mais surtout sur les organismes de la Sécurité sociale.
Quitte à aller à la pharmacie, ajoute-t-il, autant acheter des médicaments non remboursés puisqu'ils sont déductibles des impôts. "Moi qui m'enorgueillis de présider le premier gouvernement italien à avoir commencé à réduire les impôts, écrit-il, je vous invite à ne pas négliger cette autre manière de payer moins d'impôts et de défendre votre revenu."
Le monde médical a accueilli avec ironie cette initiative "sympathique" qui "profite surtout aux Postes italiennes".





