refuse d’être un nettoyeur des rues
Antonio Tabucchi partage sa vie entre son pays natal, l’Italie, et le Portugal qu’il a adopté comme deuxième pays par fascination pour le poète Fernando Pessoa. Il est connu pour ses romans traduits de l’italien comme Nocturne indien (1987) et Le fil de l’horizon (1988) mais aussi du portugais comme Requiem (1993) ou Pereira prétend (1998) qui a remporté un grand succès en Italie. Ses personnages sont tourmentés et contradictoires. « Plus on doute, mieux on se porte, n’hésite pas à déclarer Antonio Tabucchi ». Il a aussi traduit l’œuvre de Fernando Pessoa en italien.
Enfin, il a reçu plusieurs prix littéraires comme le Prix Médicis étranger en 1987, le Prix européen Jean Monnet en 1994 et le Prix Nossack de l’académie Leibniz en 1999.
« Devant l’espèce de désastre global qui entoure cette petite île qu’est l’Europe, la civilisation qui nous caractérise n’est-elle pas insuffisante, claudicante, interloquée ? […] Je ne suis pas le nettoyeur d’une rue de l’Occident qui avance avec sa charrette, mais j’ai tout de même en face de moi les fragments d’une civilisation qui a été la nôtre. La tâche de l’écrivain est d’en recueillir les bribes. »
Propos recueillis par Antoine Spire et publiés dans Le Monde de l’éducation en mars 2002, après la sortie de son roman Il se fait tard, de plus en plus tard, paru dans la collection 10/18 chez Christian Bourgois
Noturno Indiano, c'est un vrai plasir yap
Un livre petit : dispo en 10/18 ; 130 pages
De Bombay à Goa dans les bas-fonds de l'Inde, "nocturne dans lequel on cherche une ombre" selon le mot de l'auteur. Une quête dans une atmsphère ténébreuse qui a inspiré le film d'Alain Corneau et obtenu le prix Médicis étranger en 1984. A mi chemin entre le récit d'introspection et le policier, il est en plus vraiment dépaysant et puis la fin est aussi riche d'enseignement que le reste du livre.
yap




