par aurora » Sam Sep 15, 2007 9:50 pm
eh justement JP.. moi aussi j'ai discuté de laîcité avec les français, ici à paris ..
et tu sais quoi? la version française de Laîcité a pour moi un goût d'antilericalisme, au mieux, d'antireligion , plus en général.
nous ne sommes pas des cas isolé, JP. Il y a deux ans , plus ou moins, il y a eu une conférence-débat à laquelle je n'ai pas pu assister malheureusement, qui traitait de cela: la différente conception de la laîcité en france et en Italie.par exemple pour beaucoup d'italiens la question du voile islamique à l'école est difficilement comprehensible.
mais pour reprendre notre discussion, si le prêtre peut être aussi maire ( en supposant que l'eveché lui en donne le droit) alors il peut officier en tant que maire
bien, nous avançons ...
alors voilà, en Italie, le prêtre, une fois terminée la cérémonie réligieuse ( ç'est comme ça que ca se passe), ote ses habit de prêtres ( au sens figuré) et marie civilement les gens.
Il fait cela parce que les représentants de l'état italien, démocratiquements élus, ont confié à lui et à ses compères cette charge. de la même façon qu'ils ont confié aux notaires, qui ne sont pas fonctionnaires ni élus, le droit "monpolistique" de régler certaines affaires patrimoniales. Je pense qu'il faut voire la chose comme cela.
je veux pour preuve de cette "transubstatiation du pretre" (ah celle là il faut que je me la note!!) à la fin de la cérémonie, un exemple réel : le pretre de la parroisse de mon village natal a fait la une des journaux italiens il y a quelques années car il a célébré à l'église un mariage mixte, catholico-musulman. la mariée était catholique et voulait la "bénédition de dieu", le musulman ne pouvait pas se marier à l'église sans abjurer (et aparemment il ne voulait pas). alors le pretre a officié pour la mariée en tant que pre^tre et pour les deux en tant qu'officier d'état civil....
maintenant dans tout cela 1 chose se refuse à ma raison ( très cartesienne , bien qu'italienne), le fait que le même "mandat" devrait être confié aux officiers d'autres réligions, de sorte à être bien cohérents. en ne franchissant pas ce pas, l'état italien reconnait implicitement que l'église catholique joue un role a part... et c'est en ca, et uniquement en cela qu'il n'est pas laîque (ehm bien évidemment je parle dans la théorie ...)
une dernière petite chose : dire que l'église est une "faction" et que pour cette raison ses officier n'auraiet pas à avoir de charge "publique" c'est lui reconnaitre implicitement qu'elle est "en concurrence" avec 'état (les pretres serait donc en "conflit d'intérêt...) donc lui reconnaitre la possibilité de pouvoir temporel ...
dire aussi que quelqu'un qui représente un faction ne peut pas être officier public c'est aussi nier la réalité des choses, car , si je ne m'abuse, "faction" est aussi tout parti politique, et les officiers des partis sont souvent nos maires ...