"La seduzione è l’artificio del mondo. […] Nessuna cosa potrebbe essere più grande della seduzione stessa, neanche l'ordine che la distrugge."
Voici quelques lignes en italien de « De la séduction » (della Seduzione) de Jean Baudrillard, l’un des derniers grands philosophes français. Il s’est éteint il y a deux jours à l’age de 77 ans.
En Italie, il était connu et particulièrement aimé dans le milieu universitaire. Je l’avais étudié à la fac de Sienne il y a quinze ans. Ses écrits toujours originaux, provocateurs, l’originalité est toujours provocatrice, profonds, dans la conscience que l’on voit toujours l’extérieur de la profondeur, ne sont pas faciles car la réalité, réelle ou virtuelle, ne l’est pas. C’était un homme discret qui était présenté en France plus comme un sociologue que comme un philosophe, va comprendre pourquoi. Peut-être tout bêtement pour le différencier des « nouveaux philosophes », méprisés à juste titre par Deleuze, tiens un autre grand oublié, qui se pavanent sur les plateaux télé en débitant des banalités. Ces gens là, les Finkielkraut, les BHL, les Minc, les Michel Onfray, en dehors de la France personne ne les connaît. Aucun Prof d’université ne proposera à ses étudiants de se pencher sur la pensée de BHL, d’abord il faudrait la trouver. Pareil pour Michel Onfray qui se dit libertaire, ce qui lui permet de dire n’importe quoi. Heureusement, pour lui, que Guy Debord ne peut plus réagir.
Et même les nouveaux et les nouvelles ne sont pas mieux. C’est le cas de Cynthia Fleury, elle aussi surmédiatisée, le pourquoi reste un mystère car elle ne parle pas beaucoup et ce qu’elle dit ne restera pas dans l’histoire de la philosophie.
Mais, il ne faut pas perdre l’espoir. Tout récemment j’ai entendu un journaliste de « Panorama » et « il Giornale » (tous les deux de Berlusconi) dire que « Berlusconi a créé lui-même, avec ses télés, son propre électorat ». C’è ancora speranza…






