L'Espagne, qui connaît une forte croissance économique depuis plusieurs années, possède désormais un produit intérieur brut qui s'élève à 98,2% de la moyenne européenne, contre 100,5% pour l'Italie, et devrait dans les trois prochaines années devancer cette dernière.
Déjà huitième économie mondiale après avoir supplanté le Canada avec un taux de chômage avoisinant les 8%, soit sa meilleure performance depuis 27 ans alors qu'il était de plus de 20% dans les années 90, l'Espagne est sur le point de dépasser l'Italie en terme de revenu par habitant. Une performance qui suscite l'étonnement des transalpins qui ont longtemps considéré les Espagnols comme des cousins moins fortunés, la Costa Brava ayant toujours été une de leur destination favorite car bon marché.
Madrid a bénéficié d'une hausse sans précédent des investissements immobiliers et de la consommation privée alimentée par les taux d'intérêt bas fixés par la Banque centrale européenne. L'Espagne est aussi l'un des principaux bénéficiaires de l'aide économique de l'Union Européenne avec 65 milliards d'euros reçus depuis l'an 2000. L'économie italienne, quant à elle, fait du sur place depuis 2002, avec une croissance proche de zéro et un déficit budgétaire supérieur à la limite des 3% du PIB fixée par le Pacte de stabilité.
En outre, l'Espagne n'a pas hésité également à ouvrir ses frontières à plus de quatre millions de travailleurs issus majoritairement d'Amérique du Sud, d'Europe de l'Est et d'Afrique, bénéficiant ainsi d'une main d'oeuvre bon marché qui a incontestablement permis l'essor d'une économie dynamique et compétitive lui permettant désormais, selon certains économistes, de prétendre à rejoindre le club très fermé du G8.
source : Fenêtre sur l'Europe
On pourrait penser, bon et alors ? Mais en Italie, pendant des années, quand les choses allaient mal on disait toujours : ça va pas si mal, regardez l'Espagne et la Grèce (plus cancres que nous)...
donc là c'est une véritable révolution, c'est tout un système qui tombe








