j'ai toujours entendu dire que les italiens s'habillaient bien , avec des fringues de marque et qu'ils se changeaient plusieurs fois par jour :D
en attendant:
Lundi 26 septembre 2005, 22h10
Armani, Ferretti, Dolce et Gabbana, Cavalli: les grands noms de la mode italienne ont ouvert lundi la présentation des collections prêt-à-porter pour le printemps-été 2006 en faisant défiler leurs deuxièmes lignes, plus abordables et souvent destinées à une clientèle plus jeune.
Au milieu de cet échauffement général, Salvatore Ferragamo a fait figure de gardien du temple du chic, même si pour le prochain été, la maison a fait un effort pour séduire les filles de ses clientes.
La collection signée de l'Ecossais Graham Black s'articule sur des tons sable et noir, du matin au soir, en version tirée à quatre épingles ou faussement non finie. Des touches de framboise et pistache réveillent l'ensemble. Le soir se situe dans un registre plus glamour avec des robes longues aux dos sexy ou des jupes sirène rebrodées.
Les années 60 et le blanc ont inspiré Alberta Ferretti pour sa 2ème ligne Philosophy ainsi que les Dolce et Gabbana pour "D&G", avec des coupes à la garçonnes façon Twiggy ou Jean Seberg pour la première, plus ébouriffées façon hippie pour les seconds.
Ferretti ponctue le blanc de touches pastels (ciel, safran, cassis..). Elle alterne silhouettes graphiques raides et longilignes ou au contraire plus souples et délicates. Soies chatoyantes et cotons mats se combinent avec rubans relâchés, empiècements fleuris et cols Claudine amovibles.
Chez D&G, le blance domine, avec un soupçon de jean pour des micros shorts. Pour le reste, les robes longues ou courtes semblent sorties des armoires des grands-mères ou du rayon lingerie d'un grand magasin. Même le vestiaire masculin inspire quelques pièces comme des gilets d'hommes retravaillés. Les robes de cocktail ont plus de chic.
La marque qui se veut à la pointe des aspirations de la nouvelle génération, avait fait venir 150 étudiants des principales écoles milanaises de design ou de mode comme la Domus Academy ou l'Institut européen du design. En revanche, elle n'avait pas invité une militante de l'organisation de défense des animaux Peta, qui a réussi à déployer une banderole "la fourrure tue" avant d'être rapidement évacuée du podium.
Avec Emporio Armani, la décontraction est le slogan affiché de l'été prochain. Le résultat l'est un peu moins. Les effets de plissés éventail empêchent des tissus légers de rester simples. Les vestes toujours cintrées aux cols arrondis échancrés laissent peu de place aux vestes smoking habituelles.
Giorgio Armani mélange les effets optiques: carreaux, imprimés ou pois noirs et blancs sont confrontés à des rayures citron et mauve. Une silhouette composée d'une veste en peau celadon perforée sur une jupe longue en taffetas uni perle gagne en simplicité. Le soir, les effets 3D animent des robes en cascades de volants ou de plissés.
Chez Just Cavalli, deuxième ligne de Roberto Cavalli, le blanc sert de toile de fond à des imprimés ethno-psychédéliques pour baby-dolls hispanisantes avec leurs mini-robes à volutes. Pour sortir en boîte uniquement.
Mardi, Marni, Prada, Emilio Pucci (par Christian Lacroix) ou encore Alberta Ferretti entrent en piste.
Un mannequin présente une création de Just Cavalli lors des collections Printemps-Eté 2006, le 26 septembre 2005 à Milan (Photo Filippo Monteforte/AFP)
Des mannequins présentent des créations de D&G lors des collections Printemps-Eté 2006, le 26 septembre 2005 à Milan (Photo Patrick Hertzog/AFP)
Des mannequins présentent des créations de Emporio Armani lors des collections Printemps-Eté 2006, le 26 septembre 2005 à Milan (Photo François Guillot/AFP)